IBS - Institut de Bijouterie de Saumur (la filière de formation en bijouterie, de la conception à la commercialisation)

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14/03/2018

Bizarre comme nom

« Qu’est-ce que vous dites ??? »


« Il est paré d’un mors-de-chape, d’une enseigne et d’un pent-à-col !! »

 

Il y a quelques années, nous avons, avec les apprentis de Brevet des Métiers d’Art 1ere année, réalisé un travail de recherche sur les bijoux portant un nom, parfois singulier.

 

Amusés par le nom curieux de certains bijoux et désireux de trouver des moyens ludiques destinés à parfaire leur connaissance du bijou, les apprentis ont réalisé des recherches suivies d’une exposition au sein de l’IBS sur les « drôles de noms dans le monde du bijou ».

 

Je vous livre ici quelques extraits.

 

A suivre au prochain numéro bien sûr !

 

 

 

 

 

 

IBSUn « Mors de chape »

 

Mors de Chape : Annonciation et animaux chimériques.

 

Avant d’être « bijou » de nombreux objets de parure furent à l’origine des objets « utiles ». C’est le cas de la broche. Avant de parer celui/celle qui l’arbore, elle était destinée à maintenir un vêtement. Son nom a évolué au fil du temps, tout comme sa fonction première. Généralement appelée « fibule » à l’époque antique et durant le haut moyen âge, on parlera ensuite de « Mors de Chape » de « Fermail » ou de « Fermaillet ».

Un mors de chape permet de fermer (« mordre » !) l’encolure d’une « chape », c’est à dire un manteau civil ou religieux porté au Moyen Age. Ces bijoux souvent réalisés en métaux précieux, peuvent être gravés, émaillés, sertis de pierres, de perles,… et s’ornent d’un décor d’armoiries, de scènes religieuses, de chasse, …

Ce type de bijou est aussi appelé « fermail » (de « fermer ») ou « fermaillet » (petit fermail). Question de taille !

 

 

 

L’«Enseigne » au chapeau

 

Portrait de Louis XII (détail) (1462/1515), Roi de France de 1498 à 1515 (en haut à gauche)

 

L’enseigne ou insigne était une broche que l’on portait principalement au chapeau. Très en vogue dès le XIIe siècle, ce furent parfois des petits objets, des souvenirs ramenés des lieux de pèlerinages, des objets de dévotion, sensés « protéger » le porteur en ces temps profondément religieux. Les enseignes sont ornées de sujets multiples : des armoiries ou devise d’un seigneur, d’un emblème politique, commémoratif, corporatif ou de métier, d’un sujet fantastique,… Ils orneront bien des coiffes et chapeaux, contribuant à préciser l’identité, le statut ou la personnalité de leur propriétaire, voire le ralliement politique. En or émaillé ou fait de simple métal, garnis de pierres précieuses ou non, ce furent aussi des bijoux de prix destinés à renforcer le luxe des habillements. Louis XV portait le diamant « le Régent » au chapeau ! Question « d’classe » !!

 

 

Le « pent-à-col »

 

Le pent à col, (qui « pend » au col, entendez le « cou » !) l’ancien nom du pendentif actuel, est porté au Moyen Age et sous la renaissance. Il peut être un pendant orné de pierres précieuses, un pendant reliquaire, un médaillon, une boite à portrait,…

 

Sophie BIARDEAU

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